Naissance

Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 14:26
C'est parti pour le BOOB !

Bêtisier Officiel de l'OBstétrique

Alias L'étang aux têtards

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Sage-femme, gynécologue-obstétricien, gynobs ou gygy pour les intimes, les
plus beaux métiers du monde dit-on. Ils sont là, fidèles au poste, dans
l'euphorie ou dans l'urgence. Ils ont la foi. Ils ont la vocation. Ils
sauvent les mères et les bébés des malédictions millénaires de
l'accouchement et de la naissance. Et même que souvent c'est vrai qu'ils ont
la vocation, et que parfois ils sauvent des vies, vraiment.

Arrêt sur image rose-bonbon... Passons à l'envers du décor...

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Vous voulez en savoir plus ? Rire ou frémir un bon coup ?

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pour envoyer vos bonnes (et moins bonnes) perles. Seule règle : la citation
doit être exacte.

Betty Boob
contact : etang.bettyboob@gmail.com
Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 11:07
http://forum.doctissimo.fr/grossesse-bebe/accouchement/douleurs-accouchement-recap-sujet_164211_1.htm#t407952

DOULEURS POST ACCOUCHEMENT POSSIBLES PAR VOIE BASSE :
 
(pour discuter, témoigner, voir :
http://forum.doctissimo.fr/grosses [...] m#t400934)
Les contributions seront insérées dans les discus correspondantes)
 
Les conseils viennent de nombre d'intervenantes donc sont parfois un peu contradictoires ... j'ai tout transcrit, à chacune de voir en fonction d'elle même.
 
 
Déjà, ESSENTIEL :
tout peut très bien se passer sans douleurs post accouchement que ce soit pour l'allaitement ou les tranchées ou ... le reste.
 
 
Les tranchées :
Les tranchées sont des contractions qui durent quelques jours après l'accouchement. Plus fortes au fil des enfants (très souvent), et si on allaite.
Ce qui peut aider à les soulager :
- spasfon + doliprane
- pour les tranchées : l'anti-inflammatoire de choix est le Profenid suppo (100 mg) ou comprimé de Biprofenid (100 mg), 3 fois par jour. Tout à fait compatible avec l'allaitement (on l'utilise d'ailleurs dans les montées de lait "explosives" ). Attention si on utilise la forme comprimés, ça provoque souvent des douleurs gastriques : bien le prendre au milieu des repas et/ou associer un anti-acide type Inexium.
- arnica montana 9ch
- un truc qui marche du tonnerre pour les tranchées c'est la poche plein de glaçons sur le ventre : chez soi il faut mettre les glaçons dans un sac plastique puis dans une serviette épaisse.
- OU : une bouillote bien chaude
 
 
les douleurs épisiotomie / déchirures :
- apres chaque passage pipi , douche de betadine rouge et /ou eau tiède versée dessus pour nettoyer (surtout pas passer de papier Q sur la plaie !!!)  
- pour la bétadine c'est pas vraiment utile car décape de trop la suture faire passer del'eau tiède dessus après avoir uriné suffit largement. par contre se servir des serviettes hygiéniques données par l'hosto pour se tamponner la vulve afin de la sécher car plus le périnée reste au sec mieux çà cicatrise... <<<argh j'avoue quand même avoir du mal avec la nécessité que ça reste au sec >>>  
- pas de bétadine sur une épisio ou une déchirure (à moins que cela soit prescrit s'il y a une infection). C'est inutile voire néfaste car trop asséchant. Mieux vaut un savon doux (pas de savon de Marseille trop asséchant aussi), un gel pour toilette intime par exemple... il ne faut surtout pas décaper, il faut respecter la flore existante, donc tout savon à visée antiseptique est à bannir... Et usez et abusez du jet de la douche, ça fait du bien... ;)  
- faire pipi en versant en même temps de l'eau tiède
- voir : http://forum.doctissimo.fr/forum2. [...] js=0#t7492
et aussi :
http://www.episiotomie.info/dossie [...] tomie.html
et enfin pour les éraillures ou déchirures non suturées :
http://www.episiotomie.info/dossie [...] s_mal.html
- Eraillures, déchirures non suturées :  
>>> homéoplasmine sur la plaie avant de faire pipi (ça protège)
>>> Entre les pipis : onguent cicatrisant "KLC" de chez boiron
- la bouée (en épisodique, jamais longtemps ça augmente les risques d'oedèmes) ; et surtout d'hémorroides en tous cas elle n'est plus très recommandée à part lors de déchirure très importante (et rare heureusement)  
- nifluril suppo (compatible avec l'allaitement mais pouvant induire une baisse de lactation - pas plus de deux jours)
- doliprane ou ibuprofène ou ponstyl (si un médoc n'est pas efficace, LE DIRE !!!)
- la glace
- arnica montana 9ch
- 1 bouchon d'eau d'hammamélis dans 1/2 verre d'eau avec miction et après miction prendre une compresse que l'on plie en 2,  que l'on mouille bien d'eau d'hammamélis et que mise entre ta vulve et ta serviette jour et nuit, tu changes  chaque miction ca fait un bien fouuuuuuuu
pour ma part j'ai pris un bain très vite mais pas de points....j'ai laissé cicatrisé tout seul. dans mon bain : 1 poignée de gros sel + 2 bouchons d'eau d'hammamélis + 5 gttes d'he de lavande et de la musique douce......
 en pharmacie. par conter fait bien attention qu'ils ne te refilent pas de la teinture mère mais de l'eau d'hammamélis..... prendre 500 ml, ca va couter dans les 12 à 15 € mais ca fait du bien..........ma sf m'avait mm fait le premier jour un tampon avec une compresse imbibée de cette eau, elle m'avait dit que je pouvais le faire mais j'ai jamais oser toute seule.
- il y a souvent des douleurs induites par des points de suture trop serrés, ou trop de points de sutures (le toubib refait "une virginité" ... mais durable et infiniment douloureuse  :cry:  :cry:  :cry: )
ne pas hésiter à consulter un ostéo une fois la cicatrisation faite si les douleurs perdurent et que le toubib dit que tt va bien.
- crème rescue dès que la cicatrisation est faite, pour masser légèrement et régulièrement les cicatrices (même internes, dans le vagin)
 
Si jamais :
- pertes nauséabondes et anormales
vérifier qu'une compresse n'a pas été oubliée dans le vagin ... ça peut arriver plus souvent qu'on ne le pense ...

Témoignage de Willow :

après mon accouchement j'étais toute fourbue et 2-3 jours plus tard je rêvais que d'un truc : prendre un bon bain. mais voilà toujours entendu dire non faut pas, en plus j'avais déchiré, rien n'avait été suturé donc merdaloum
 
et puis n'y tenant plus je demande à ma sf : mary poppins est ce que je peux prendre un bain ?
et elle mais oui bien sûre : 1 grosse poignée de gros sel + 2 bouchons d'eau d'hammamélis + 5 gouttes d'he de lavande + tu demandes au papa de s'occuper des louloux pour que tu décompresses
 
et bien je vais vous dire une chose c'est le meilleur bain de ma vie, je me suis déléctée, je me suis détendue, j'ai retiré tous les noeuds musculaires que j'avais fait pdt la naissance de Solène
 
le pied quoi !
 
Témoignage d'Emanolia :
J'ai accouché dimanche, et j'ai eu une petit déchirure qui n'a pas été suturée (ma SF pense que le point m'aurait gênée plus qu'autre chose)
 
J'avais aussi quelques éraillures mais elles ont déjà cicatrisé.
Alors pour faire pipi au debut je versais en meme temps la TM de calendula ou je faisais sous la douche avec le jet d'eau dirigé vers le jet d'urine pour diluer.. mais la douleur etait quand meme archi presente :sweat: si bien qu'entre dimanche et mardi je n'ai fait pipi que 3 fois... (et après il me fallait 20 minutes pour m'en remettre tellement ça me brulait!)
 
Ma sage femme m'a proposé un truc, qui marche du tonnerre, c'est l'homéoplasmine...
 
Je met une bonne noisette d'homéoplasmine sur une compresse, je badigeonne bien la petite plaie avec, de façon a ce qu'elle soit completement recouverte, et je peux faire pipi sans que ça brule: l'urine glisse sur l'homéoplasmine qui est très grasse...
 
Et entre les pipis, je badigeonne la plaie d'un onguent de chez boiron qu'elle ma donné, "KLC", qui est cicatrisant.  
 
 
Oedème de la vulve :
fréquent après l'accouchement : gonflement des tissus de la vulve ; peut etre douloureux ou pas  
- apis 15CH 5 granules 3*jour ou plus si besoin lors d'oedème vulve ou autre  
- cataplasmes d'argile verte surfine (magasins bios)
- osmogel en couche épaisse (c ce que m'avait donné ma sf)
- pommade "rescue" en magasins bios
- comme souvent : arnica montana 9ch
- faire un tampon avec 2 compresses imbibées d'eau d'hammamélis, mis dans le vagin pdt 24 heures
 
 
Montée de lait :
- une poussée de fièvre peut accompagner la montée de lait, sans aucune pathologie ; doliprane  
- l'engorgement est fréquent : faire des massages circulaires de la racine du sein à la pointe, sans appuyer, pour dégorger ; l'eau chaude sous la douche peut aider aussi ; (certaines c l'eau froide) ; ne pas laisser l'engorgement s'installer (si c trop tendu bb ne peut plus téter)
- j'ai acheté la creme lansinoh, j'ai mit des feuilles de choux dans mon soutif pour soulager mes seins pendant la montée de lait, j'ai fait des douches chaudes avant et froides après la têtée, j'ai mit des coques de recueil de lait (chou-estelle)
- attention à certaines plantes "coupe lait" : la menthe, la sauge, le soja, le persil  ... la pilule peut aussi faire chuter la qté de lait, certains médicaments ... par contre le motilium augmente la secrétion lactée.
 
 
Allaitement :
- il me semble plus sûr, surtt s'il n'y a pas de soutien éclairé près de soi, de prendre contact au dernier trimestre avec une asso de soutien de l'allaitement maternel type LECHE LEAGUE pour avoir des infos pertinentes, fiables et claires (même si elles vont à l'encontre de ce qu'affirme certains personnels soignants aussi compétents en allaitement maternel que moi en moteur de fusées) et un soutien parfois tellement nécessaire après accouchement
- il peut y avoir une douleur temporaire de plusieurs jours : le temps que ça s'habitue
- MAIS ... si la douleur est vive est aigue dès le début, ça peut etre une mycose ; consulter et traiter maman ET bb ensembles (violet de gentiane par ex) ; savoir que ça dure des semaines le traitement ; avoir un traitement de secours au cas ou ça revienne ; attention, certains muguets sont "invisibles" : pas de trace ds la bouche de bb ni sur le sein ... je recommanderais de tenter un traitement sur trois jours, si les douleurs cèdent en moins de 48h c que c'était ça.  
- les crevasses : dues à une mauvaise position de bb au sein (mauvaise position de la bouche, des lèvres ou de la langue) - un frein de bouche trop court du bb peut aussi en provoquer.  
Contacter la leche league
Changer de position pour la tétée
Mettre du lait maternel sur les crevasses
Utiliser parfois des embouts de seins pour passer le cap douloureux (attention certains bb détestent, et d'autres ont du mal à s'en passer après)
- il peut y avoir plein d'autres soucis douloureux en cours d'allaitement ... mais tous peuvent se résoudre avec un diagnostic pertinent, un traitement adapté, et un soutien empathique - et à ma connaissance sans avoir à sevrer bb ; se renseigner si il y a une sage-femme consultante en lactation dans votre mat qui est très très utile et surtout saura vous accompagner comme il le faut - ou contacter une asso de soutien à l'allaitement maternel
/! Toute douleur persistante n'est pas normale : allez consulter un médecin. Et si l'on vous dit que vous n'avez rien, et que vous souffrez toujours, allez voir un autre médecin, jusqu'à ce qu'on trouve ce qui ne va pas. Ne perdez pas confiance et ne perdez pas espoir. Ce n'est pas une fatalité. Pensez à allez piocher des astuces et des conseils à la Leche League (site ici)

  • PHYTOLACCA 12CH = 3 granules avant chaque tétée


- Aide à la montée de lait et pallie à la fatigue

  • CINA RUBRA 5CH = 3 granules 2 à 3 fois par jour  


- Aide à la production de lait  

  • Ricinus 3CH = 10 gouttes 4 à 6 fois par jour


 
Douleurs du dos :
- sont souvent du à un accouchement dans une position inadaptée (sur le dos pieds ds les étriers), position qui a duré des heures et des heures et possible parce qu'il y a la péri ; consulter un ostéo dès que possible
- KALIUM CARBONICUM 9CH = 3 granules 3 fois par jour.
- arnica montana 9ch
- ostéo ou biokinergiste (voir : http://www.lacitoyennete.com/perso [...] nergie.php ) qui sont très efficaces non remboursés par la sécu mais on s'en fiche car cela fait un bien fou  
 
 
les céphalées :
- douleurs violentes, immédiates en post partum, après péridurale, qui refluent si on reste immobile sur le dos et deviennent insupportables dès qu'on bouge :
brèche de la dure mère ; fuite de liquide céphalo rachidien, douleur atroce, nécessité de faire un "blood patch" (prendre un peu de sang et l'injecter à l'endroit de la brèche pour faire pansement) - souvent efficace mais pas toujours. En tout cas, nécessité de rester allongée sur le dos sans bouger durant plusieurs jours, sans pouvoir s'occuper de son bb le plus souvent - dans ce cas bien s'hydrater et boire de la caféine (coca par exmple qui aide à diminuer cette brèche car des fois elle n'est pas assez importante pour faire un blood patch)
(c une complication fréquente mais considérée comme "bégnigne" par le corps médical)
- douleurs de migraines, maux de têtes (soit sans péri, soit qui ne sont pas dues à une brèche) : doliprane si on allaite, repos ... cause indéterminée - mais ça peut arriver (hormonale peut être ?)  
indéterminée pas tant que çà: la fatigue +++++++++ souvent laissée de coté par les mamans qui ne veulent pas s'avouer qu'elles sont très fatiguées et par exemple continuent à recevoir des tonnes de visites qui ne font que de chauffer la chambre par leur présence donc migraine encore plus et à fatiguer la maman....
donc savoir oser dire "non je dois me reposer"  
 
 
Douleurs post péridurale :
(pas systématique bien évidemment)
- migraines, maux de tête
- il peut y avoir douleur au point d'injection de la péridurale durant ... très très très longtemps, permanente ou ponctuelle ... selon la gêne ou la souffrance occasionnée, cataplasmes d'argile verte, massage avec la crème rescue  
- douleurs lombaires
- Douleurs dans les jambes ...
Consulter un ostéo ou biokinergiste semble une solution qui apporte un soulagement.
 
 
Constipation :
très fréquente en post accouchement, aggrave les soucis dus à une plaie au périnée et les hémorroides
manger des fibres, saupoudrer son alimentation de son en paillettes, boire de l'eau rozana gazeuse, forcer sur les fruits, les légumes verts, fuir le riz, banane, coca ...
en sachant qu'il faut que l'organisme se remette en route et que les selles après un accouchement n'arrivent bien souvent qu'au 3ème ou 4èjour...
pour les femmes ayant des sutures et des hémorroides ayant peur d'aller à la selle çà sera un cercle vicieux car plus ces femmes vont se retenir d'y aller par peur légitime plus les selles qui se formeront seront dures donc plus douloureuses ... c'est bête à dire mais il vaut bien mieux se laisser aller dès que l'envie se manifeste.
 
on devrait davantage insister sur la position pour aller à la selle !!! Assise sur la cuvette, les jambes légèrement écartées, les pieds éventuellement surélevés pour que l'angle tronc-fémurs soit inférieur à 90°, penchée en avant... et aller à la selle quand on en ressent l'envie, sans attendre (donc on met les visites à la porte... ;) ) pour profiter du réflexe expulsif qui a la particularité de pouvoir être contrôlé... voire disparaître (beaucoup de femmes sont régulièrement constipées car elles ont la mauvaise habitude de se retenir pour tout un tas de raisons depuis des années...)
 
 
Hémorroïdes :
- daflon, proctolog-
- pas d'alcool, pas de café, pas d'épices et beaucoup beaucoup de fibres
- tisane de vigne rouge
- apis 15 ch
- gel rectal et suppo
- consulter si ça perdure  
- bouée pour s'asseoir moins douloureusement
 
 
Prolapsus et autres :
Le prolapsus est la descente d'organes (vessie ...) dans le vagin (il bombe contre la paroi).
Sa fréquence est augmentée par l'addition de plusieurs facteurs (en plus du facteur hautement individuel de sa physiologie propre) :  
l'expulsion en position couchée plat dos, en expir bloqué
l'expression abdominale
les forceps
un gros bb  
poussées qui durent (surtt si plat dos)
on ne s'en rend parfois compte que des années après l'accouchement ... le temps, le vieillissement des tissus, les changements hormonaux, les prises de poids aggravant les choses. Mais l'origine est là, dans l'accouchement, très souvent par un accouchement non physiologique.
(Certaines peuplades indiennes d'amazonie ont un périnée en meilleur état - donc ne connaissent pas ou quasi pas ces pb de prolapsus) après dix accouchements accroupie qu'une occidentale après UN accouchement à plat dos ... une indienne qui accouche sur le dos va rencontrer le même type de soucis qu'une occidentale qui accouche à plat dos, dans une mesure moindre ses conditions de vie favorisant un périnée tonique)
d'où l'importance d'une réeducation périnéale dès le premier bébé il faut remuscler tout çà!!! (et aussi tt faire pour accoucher de façon la plus physiologique possible ...)
 
Témoignage de Rapido :
Mon deuxième accouchement était un AVAC.
Mon fils était balèze et après 2 heures de poussées, il a été décidé d'utiliser la ventouse. Après m'avoir charcuter un côté, mon fils à déchirer l'autre... Autant pas vous faire de photos ! Mais ses douleurs ont été évoquées.
J'ai tellement pousser qu'une rectocèle s'est créee. Seule issue ? Passage sur le billard ! Surtout qu'à priori ça ne fera que s'empirer !  
En attendant, j'ai une appendice qui vient du rectum juste à l'entrée du vagin (dans laquelle s'accumule les selles) et qui modifie donc bien la zone, permet à l'air de rentrer, tire, me fait mal, etc... Autant vous dire combien je me sens femme et combien j'ai envie qu'on vienne me toucher !
Cela fait partie des prolapsus qui sont tout de même des suites de couche non négligeables même si elles arrivent bien plus tard (éventualité) !
 
 
Incontinences
Urinaires ou fécales (gazeuses, liquides, solides ...) elles inquiètent voire paniquent à juste titre.
En général, ce n'est que transitoire et tout se remet en place au fil du temps - surtt après la rééducation périnéale.
Parfois, ce n'est pas le cas, et si les rééducations (sonde, ou la technique "Connaissance et Maitrise du Périnée, beaucoup plus complète car faisant travailler TOUS les muscles du périnée, contrairement à la sonde) et autres approches (eutonie, bains dérivatifs) ne donnent pas de résultats, il faut envisager le recours à la chirurgie.
Ces douloureux pb surviennent le plus souvent après des accouchements traumatiques, avec extraction instrumentale, épisitiomie surdéchirée, ou déchirure cata, et très souvent une manoeuvre à hauts risques a été pratiquée avec violence : l'expression abdominale.
 
 
Fatique intense :
fréquente et tt à fait normale
à part repos repos repos ... pas de miracle
cure de spiruline, de pollen, de gelée royale peuvent aider
 
 
baby blues :

  • SEPIA 9CH = 3 granules 3 fois par jour

très fréquent
survient quelques heures / jours après l'accouchement
peut s'expliquer en partie par la transformation hormonale qui suit l'accouchement
laisser pleurer, laisser couler, attendre et se reposer ... et ne pas hésiter à parler, c essentiel.
si ça perdure des semaines, des mois, si ça arrive passé les premiers jours et que ça dure, consulter : on sort du cadre du baby blues "simple" pour entrer dans celui de la déprime voire de la dépression
Un site sur la difficulté maternelle - qui touche une femme sur 10, ce qui est énorme -, Maman-blues, lancé par une femme exceptionnel rejointe par d'autres femmes exceptionnelles :
http://www.maman-blues.org/  
 
 
Douleurs diverses :
aller voir un ostéo ou un biokinergiste après l'accouchement pour maman et bébé ne peut faire que du bien pour toute maman même celle qui pense ne rien avoir cela aide le corps à se remettre en place après ce phénomène important qu'est la grossesse et l'accouchement  
- Douleurs séquellaires du ventre : ARNICA 9CH = 3 granules 3 fois par jour
- coccyx cassé, déplacé : plus fréquent en cas d'accouchement sur le dos ; consulter pour avoir un diagnostic  
- courbatures diverses à divers endroits du corps - notamment sur le ventre si il y a eu expression abdominale : normal mais si ça dure trop, consulter
(l'expression abdominale peut causer des lésions sérieuses : côtes félées ou fracturées, rate éclatées, ligaments étirés ou décrochés, coccyx démis ... sans compter les très classiques hématomes violets sur le ventre et l'impression que 2 équipes de rugby ont joué la finale sur son ventre  :cry: )
** arnica montana 9 ch dans ts les cas de figure ou presque : ça aide vraiment le corps à se remettre
** ostéo, aussi bien pour maman que pour bb
- Souffle court, sensation de lourdeur, pesanteur :
Pour le souffle la récupération m'a aidée = bien dormir dès que a puce dormait, bien boire et manger
Pour la sensation de pesanteur, j'en avais parlé à ma sf qui m'avait dit de bien restée allongée le plus possible (pour elle 7 jours minimum), de rester en position semi assise et S'ECOUTER ! le port d'une écharpe parait que cela aide....mais j'en sais pas plus. (Willow)
- Pertes de sang trop abondantes : HAMAMELIS VIRGINICUS 9CH = 3 granules 3 fois par jour (consulter si ça dure)
- en cas de pertes blanches mêlées de sang : KREOSOTUM 9CH = 3 granules 3 fois par jour
- difficultés ou impossibilité de faire pipi : OPIUM 9CH = 3 granules 3 fois par jour (consulter rapidement)
 
 
Reprise des rapports sexuels :
quand vous voulez ou vous voulez comme je dis toujours ya pas de règles  
 
Témoignage de PititKoala :
- la reprise des rapports sexuels peut parfois être un peu douloureuse (pour ma part, c'était un peu comme une deuxième "première fois" ). Je pense qu'on rencontre toutes sortes de situations et il ne faut pas avoir peur de se laisser le temps. Tout peut très bien se passer 10 jours après l'accouchement, puis parfois il faut 6 mois ou plus. Et ce n'est pas parce que la première reprise est "ratée" que ça n'ira pas mieux par après. Si vous allaitez, il se peut que vous souffriez de "sécheresse", un peu de lubrifiant et beaucoup de préliminaires devraient aider  ;)
- au fait je viens de me souvenir d'un truc en lisant ta recap, ma sf m'avait dit dans un premier temps d'utiliser comme lubrifiant la crème rescue cela permettait de lubrifier mais aussi de "calmer" les tissus qui ont été un peu chahuté avec l'accouchement. Je l'ai fais avec massages aussi au niveau de ma déchirure en externe et en interne par mon tendre mari (ca aide au préliminaires et à avoir de nouveau confiance).
Et bien j'ai quasi pas eu de difficultés à la reprise de nos élans conjugaux... (willow)
 
 
Témoignage de Taffione sur les douleurs ligamentaires :
Pour mon bb 2, j'avais des douleur ligamentaire avant d'accoucher, et après c'etait encore pire :heink: . Ca a dû durer 3/4 jours, je pense, je pouvais plus du tout lever les jambes les 2 premièrs jours, pour monter sur mon lit, je m'asseyais et je montais mes jambes avec mes mains  :pt1cable: . j'ai failli rester coincée dans les douches (pas de bouton d'appel en plus  :fou: ) parce que impossible de lever assez la jambe pour mettre ma culotte  :o , pas de chaise et la poser par terre dans la douche trempée... bof (bon j'ai fini par y arriver après 20 mn de gymnastique)
Et il y a eu aussi une soirée, deux jours apèrs l'accouchement, ou j'avais des craquements de partout, comme l'impression que mes os au niveau  pubis, bassin n'etait pas a leur place :??:  pas vraiment douloureux, mais beurk comme sensation, ça m'a bien fait flipper. 9a avit disparu le lendemain  :)  
 
 
Témoignage d'Armorine :
Je rajoute ma contribution
J'ai eu mal à mon éraillure pendant un bon mois après mon premier accouchement (en plus avec les lochies je n'osais pas trop regarder par là... un peu zone sinistrée à mon sens)
Mais surtout ça n'a pas été dit, j'ai eu mal à la reprise des rapports après mon second. C'était un peu comme si mon vagin s'était rétréci (incroyable, non ?) et que ça "butait" au fond. Je pensais que c'était "normal" (reprise relativement précoce des rapports) mais à la visite post-natale ma sage-femme m'a dit que mon bassin ne s'était pas bien remis en place après l'accouchement et m'a prescrit une séance d'ostéo. Je pense très fortement que c'est lié au fait que je me suis levée très tôt après l'accouchement, que j'ai descendu les escaliers bébé dans les bras... bref j'ai un peu forcé (pourtant pas de césa).
A ce sujet je voudrais vous copier un passage du récit d'une naissance "sauvage" :
"Les relevailles
 
De la position semi-assise que j'avais adoptée pour l'accouchement, je m'allongeai directement et restai couchée. Je donnai ainsi le sein, étendue sur le côté.
 
Tsuda nous avait mis au courant du "travail" des hanches. Pendant les derniers mois de la grossesse et surtout à l'accouchement, les hanches "s'ouvrent" grâce à des hormones qui assouplissent les jointures des os du bassin. Après la naissance du bébé, les hanches se "referment".
 
Si l'on mesure la température sous chaque aisselle après l'accouchement, on s'aperçoit que les deux températures sont égales, puis inégales, qu'elles reviennent au même niveau, puis que cette inégalité s'inverse, et qu'enfin les deux thermomètres s'accordent une troisième fois. C'est à ce moment précis que la mère sent le besoin impérieux de se lever. Les deux ailes iliaques sont revenues en place, l'une après l'autre, après avoir provoqué ces hausses de température du côté de leur mouvement respectif.
 
Le fait de s'asseoir ou de se lever, ne serait-ce qu'un instant, fixe les hanches dans la position où elles se trouvent. Si elles n'ont pas eu le temps de reprendre leur position, le déséquilibre du bassin provoqué par une fermeture asymétrique des ailes iliaques peut être la cause, plus tard, de prises de poids accidentelles, de descentes d'organes ou d'un vieillissement précoce.
 
Lorsque le lever s'effectue correctement, la femme rajeunit grâce à son accouchement. L'enfantement est un merveilleux moyen pour elle de se rééquilibrer. Tout son corps bénéficie d'une (r)évolution totale. Son système hormonal s'épanouit, l'équilibre du bassin se rétablit s'il était auparavant perturbé, la sensibilité et l'instinct sont décuplés."  
http://pagespro-orange.fr/tansen/b [...] age-fr.htm
 
 
Témoignages (willows) : Conseils de sf
après une péridurale : THUYA 30CH => une dose juste avant et le lendemain
 
post travail : ARNICA 4CH => 3 granules tout de suite et répéter après 2-3 heures et après une fois par jour pendant 1 semaine
 
post natal :  
HAMAMELIS => un bouchon dans un peu d'eau tiède à chaque fois qu'on va faire pipi on rince avec, ca relaxe et ca aide à la guérison du périné
 
PHYTOLACCA 12CH => 3 granules avant chaque tt
 
CHINA RUBRA 5CH => 3 granules 2-3 fois par jour, très bien pour la fatigue et l'allaitement
 
RICINUS 3CH => 10 gouttes 4-6 fois par jour
 
IGNATIES 9CH => 3 granules 3-6 fois par jour
 
 
/! Si l'auto-médication ne vous soulage pas, consulter un médecin.


Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /Mars /2008 13:52
Péri = épisio, c'est un raccourci, un peu facile à mon sens, mais pas tout-à-fait faux. C'est d'ailleurs à cause de ma hantise de l'épisio que j'ai décidé d'accoucher sans péri...
 
Bref, il y a deux types d'épisios : l'épisio non justifiée et l'épisio justifiée.
La non-justifiée, c'est celle soit-disant pour éviter une déchirure. Il est prouvé qu'une épisio n'empêche pas une déchirure.  
Pour éviter cette épisio-là, choisir avec soin l'endroit où on accouche, et/ou faire un projet de naissance avec le refus de l'épisio (marche pas à tous les coups), et/ou répéter tout le long de son accouchement qu'on ne veut pas d'épisio, et/ou brieffer le futur papa pour qu'il soit sur ses gardes, et/ou ne pas accoucher avec le périnée bien ouvert en face du personnel hospitalier (difficile de faire autrement en cas de péridurale).
 
Deuxième épisio : celle qui est faite pour faire sortir le bébé plus vite (éventuellement avec les forceps) parce qu'il souffre. Celle-là est "utile" dans le sens où elle peut sauver la vie du bébé, mais après tout dépend du seuil de tolérance et de la définition de "souffrance foetale" des personnes qui sont autour de toi. Enfin bref, pour éviter la souffrance foetale, c'est mieux de pourvoir bouger (difficile sous péri), ne pas être allongée à plat dos (difficile aussi sous péri), ne pas recevoir de l'ocyto de synthèse (plus facilement administrée quand la parturiente est sous péri, ou à contrario, fait demander la péri)...
 
Donc il y a bien un lien entre péri et épisio même si il n'est pas systématique.

A voir un site sur l'épisiotomie :
http://www.episiotomie.info
Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 14:32
Plus de 70 sage-femmes et médecins pour vous accompagner lors de votre accouchement à domicile...

http://perinatalite.over-blog.com/categorie-10249416.html

Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 15:06
 

L’ACCOUCHEMENT À DOMICILE : UN LIBRE-CHOIX ÉCLAIRÉ



Ce document a pour objet de vous informer sur l'accouchement à domicile et sur l’approche des sages-femmes en ce qui concerne le domicile comme lieu de naissance. Il vise à clarifier les attentes réciproques, dans le but d'établir un climat de confiance et de coopération entre vous et votre sage-femme afin de vous permettre de faire un choix éclairé.


Le choix du lieu de naissance


Certains parents qui conçoivent l’accouchement comme un événement naturel et normal planifient de façon réfléchie et en toute autonomie un accouchement à domicile. En effet, ils souhaitent que le passage à la vie de leur enfant se fasse au sein de leur foyer, dans un milieu qui respecte leurs valeurs tout en étant chaleureux et sécuritaire.

Chaque famille choisira le lieu d’accouchement en fonction de ses valeurs et de ses croyances. Accoucher en centre hospitalier, en maison de naissance ou à domicile est pour plusieurs en concordance avec leurs besoins individuels.

Les sages-femmes respectent les choix des femmes et des familles, les valeurs et croyances individuelles. Ce document a été conçu pour vous fournir l’information nécessaire au sujet de l’accouchement à domicile afin de prendre une décision responsable, adaptée à vos besoins et à ceux de votre bébé.

Les sages-femmes effectuent des suivis de femmes en santé présentant une grossesse normale. La pratique sage-femme est circonscrite par la Loi sur les sages-femmes et encadrée par les différents règlements de l’Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ). Quel que soit le lieu que vous choisirez pour l'accouchement, la sage-femme exercera sa profession de la même façon et disposera de l’équipement, du matériel et des médicaments exigés par l’Ordre des sages-femmes du Québec.

À tout moment au cours de votre suivi de grossesse, il vous est possible de changer d’avis quant au lieu que vous avez choisi pour la naissance de votre enfant. Nous vous demandons alors d’en aviser votre sage-femme le plus tôt possible.


La légalisation de la pratique sage-femme et de l’accouchement à domicile


La profession de sage-femme a été légalisée en 1999. Dès lors, l'Ordre des sages-femmes du Québec a été institué avec tous les pouvoirs nécessaires à la surveillance de la pratique, et ce, afin d'assurer la protection du public.

Il a été prévu, par la Loi sur les sages-femmes, que l'accouchement à domicile fasse l'objet d'une réglementation spécifique. En juin 2004, l’adoption du Règlement sur les normes de pratique et conditions d’exercice lors de l’accouchement à domicile venait permettre aux femmes et aux couples qui le désirent d’être accompagnés par une sage-femme lors d’un accouchement à domicile. En avril 2005, l’obtention d’une entente concernant l’assurance-responsabilité des sages-femmes pour l’accouchement à domicile rendait cette option enfin applicable.


Accoucher à la maison : un choix personnel


Comme en attestent les nombreux écrits et témoignages sur l’accouchement à domicile, les raisons invoquées pour donner naissance à domicile sont multiples et extrêmement variées. Parmi celles-ci, plusieurs parents mentionnent le sentiment de sécurité qu’éprouve la mère dans son propre environnement, l’aspect logique de ce choix pour quiconque considère l’accouchement comme un événement normal et naturel de la vie, le désir de maîtriser son environnement, la participation plus facile des autres enfants, le respect du rythme de l’accouchement et la continuité de l’accouchement dans un seul et même lieu.

Le choix d’accoucher à la maison est subjectif et inspiré par différents motifs variant d’une femme à l’autre. L’accouchement est un processus physiologique dont le déroulement est sensible à l’environnement et au stress. Le choix du lieu d’accouchement est personnel et le bon déroulement de l’accouchement dépend du fait que le lieu est bel et bien choisi par la femme qui accouche.


Accoucher à la maison : un choix sécuritaire et réaliste


Les diverses recherches comparant la sécurité de l'accouchement à domicile à celle de l’accouchement en centre hospitalier arrivent à des conclusions semblables : pour des accouchements dont les conditions sont comparables et pour une clientèle sélectionnée à bas risques, les taux de mortalité et de morbidité périnatales sont égaux ou légèrement inférieurs à domicile (Peat, Marwick, Stevenson & Kellog, 1991 ; Janssen, Holt, Myers, 1994 ; Olsen, 1997 ; B.C. Home Birth Demonstration Project, 2000).

Les études internationales concluent que l'accouchement à l'hôpital ne peut se justifier sur la base de la sécurité et qu'aucun des deux lieux d'accouchement, le centre hospitalier et le domicile, n’est totalement sécuritaire (Ashford, 1978 ; Tew, 1978 ; Campbell et Macfarlane, 1987 ; Olsen, 1997).

Bien que les accouchements à la maison ne dépassent pas 1 % de tous les accouchements en pays industrialisés, l'expérience de certains pays comme les Pays-Bas, où la proportion des accouchements à domicile se situe autour de 31 % (Rozon, 1996), montre que cette option a fait la démonstration de sa pertinence et de son efficience.

Même s'il est encore peu répandu au Canada, l'accouchement à domicile est également autorisé et pratiqué par les sages-femmes de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de l'Ontario. En Ontario, en 1998, 40 % des accouchements assistés par des sages-femmes se déroulaient à domicile (Conseil d'évaluation des projets-pilotes).

Les sages-femmes du Québec se sont engagées à continuer de respecter et de supporter le droit fondamental des femmes de choisir le lieu de leur accouchement, en accord avec les règles de pratique émises par leur Ordre. Même si de nos jours l'usage le plus répandu est de donner naissance à l'hôpital, les sages-femmes sont d’avis que l'accouchement hors centre hospitalier, incluant le domicile, représente une option réaliste qui offre une marge de sécurité comparable, pour les femmes en santé dont la grossesse se déroule normalement.


Les facteurs déterminants de la sécurité


Accoucher à domicile est l'aboutissement d’un processus de réflexion, mais aussi de dépistage, qui s’effectuent tout au long du suivi de la grossesse et de la période entourant la naissance. Le champ d’exercice de la sage-femme reconnaît d'ailleurs son habileté à dépister de façon précoce les risques reliés à la grossesse et à l’accouchement.

D’autres facteurs contribuent également à la sécurité du domicile comme lieu d’accouchement:

  • les services continus et personnalisés offerts par la sage-femme qui connaît bien la femme, le couple, la famille et leur environnement;
  • la disponibilité de la sage-femme ou de sa coéquipière qui est en mesure de répondre 24 heures sur 24 aux questions des couples;
  • le respect de la « normalité » de l'accouchement et du rythme individuel du processus physiologique du travail;
  • le respect de l’intimité, de la liberté de mouvement de la femme et la présence de personnes familières choisies par la femme;
  • la diminution des risques d’infection.

En dehors de toute considération sur les lieux de pratique, la sage-femme doit répondre aux normes rigoureuses de compétence établies par l’Ordre des sages-femmes du Québec. Elle doit se soumettre à une formation continue et maintenir à jour notamment sa certification en réanimation néonatale avancée. En cas d’urgence, la sage-femme possède les compétences requises pour stabiliser l’état de la mère ou du nouveau-né et dispose d’équipements et de médicaments d’urgence.

Le délai de transport vers l’hôpital doit être pris en considération, surtout lorsqu’une femme demeure dans une région éloignée ou difficile d’accès. La Société des obstétriciens-gynécologues du Canada (SOGC) a émis une directive aux médecins qui assistent à des accouchements. Ceux-ci doivent demeurer à moins de 30 minutes de l’hôpital lorsqu’ils sont de garde. Au Canada, une norme implicite découle de cette directive. Une femme qui accouche devrait pouvoir accéder à des soins médicaux dans un délai maximal de 30 minutes. Il serait important que la femme et/ou le couple discutent avec la sage-femme des implications et des conséquences possibles d’un délai dans le transport vers un centre hospitalier sur sa santé ou celle de son enfant.


Planifier un accouchement à domicile


C’est à vous qu’il revient de choisir le support professionnel et le lieu de naissance qui vous conviennent. Lorsque vous choisissez d’être suivie par une sage-femme, vous serez appelée en cours de grossesse à faire un choix en ce qui concerne le lieu d’accouchement soit le domicile, la maison de naissance ou l’hôpital.

Nous vous invitons à échanger avec votre sage-femme afin d’obtenir toutes les informations nécessaires permettant de prendre une décision éclairée sur le choix du lieu de naissance de son enfant. La sage-femme, en tant qu’intervenante de première ligne, veille à s’assurer que la grossesse et l’accouchement se déroulent normalement. Si une situation clinique demande que les soins soient transférés à un médecin, l’accouchement en dehors de l’hôpital ne sera, par conséquent, plus une option.


Préparatifs essentiels pour un accouchement à domicile


La sage-femme, la femme et/ou le couple sont responsables de la préparation adéquate pour un accouchement à domicile :

  • La sage-femme détermine l’admissibilité de la femme au suivi sage-femme;
  • La sage-femme et la femme discutent des informations adéquates incluant les résultats des recherches récentes sur les avantages, les inconvénients et la sécurité d’un accouchement planifié à domicile;
  • La femme participe régulièrement à son suivi de grossesse durant lequel la sage-femme s’assure continuellement de son admissibilité. La femme effectue une préparation à un accouchement naturel;
  • La sage-femme s’assure de l’accessibilité au domicile pour elle-même et la femme. La femme fournit à la sage-femme un plan détaillé et des indications précises pour qu’elle se rende à son domicile;
  • La sage-femme s’assure que les procédures de transport ambulancier et de transferts sont organisés localement et disponibles si besoin;
  • La sage-femme visite le domicile, avant la 36e semaine de grossesse, notamment pour y planifier son organisation;
  • La femme signe un consentement éclairé (annexe I) avant la 36e semaine de grossesse;
  • La sage-femme s’assure de la disponibilité de l’équipement, du matériel et des médicaments nécessaires pour un accouchement planifié à domicile;
  • La femme s’assure de fournir le matériel demandé selon une liste suggérée;
  • La femme garde en sa possession une copie de son dossier tenu régulièrement à jour par la sage-femme;
  • La sage-femme s’assure d’un moyen de communication en cas de situation nécessitant une consultation médicale ou un transfert urgent;
  • Autant que possible, la femme a en sa possession une carte de l’hôpital advenant nécessité d’un transfert;
  • La sage-femme et la femme déterminent quelles conditions supplémentaires devraient être remplies pour assurer la sécurité d’un accouchement à domicile;


Signature du consentement éclairé


Afin de planifier un accouchement à domicile en présence d’une sage-femme, le Règlement sur les normes de pratique et conditions d’exercice lors d’accouchements à domicile stipule que la femme doit signifier son choix en signant un formulaire de consentement.

Le formulaire de Consentement au service sage-femme pour un accouchement à domicile devrait être signé avant la 36e semaine de grossesse lorsque l’accouchement est planifié à domicile.

La signature du consentement implique un processus de choix éclairé. À cette fin, nous vous recommandons de discuter avec votre sage-femme des avantages, des risques et de la sécurité d’un accouchement à domicile. De plus, les procédures d’urgence devraient être abordées. La sage-femme et la femme doivent aussi discuter de la remise en question du lieu de naissance lorsque survient une complication.


En conclusion :


Le présent document a été préparé par l’Ordre des sages-femmes du Québec dans le but de vous informer et de répondre à vos questions.

D’aucune façon ce document ne saurait remplacer les échanges avec la sage-femme. Cette dernière est définitivement celle qui pourra répondre à vos demandes et besoins individuels et vous guider vers des documents ou des références d’appoint.

http://www.osfq.org/rubrique/documents/accouchementdomicile.php

Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 13:29
Journal officiel des communautés européennes, 8 juillet 1988

Le parlement européen :

 

A. conscient des efforts que déploie la Commission des Communautés européennes en vue de contribuer à ce que la vie de la femme se déroule dans les meilleures conditions possibles,


B. considérant que la méthode d'accouchement et la préparation à l'événement font, dans beaucoup d'Etats membres, l'objet de débats,


C. considérant que la maternité doit être l'aboutissement d'un libre choix,


D. considérant que la diminution de la mortalité périnatale qui touche tous les enfants et les parturientes en Europe s'explique en grande partie, et entre autres raisons, par l'assistance pré- et postnatale, par le type de traitement appliqué lors de l'accouchement et par les soins dispensés aux nouveau-nés, grâce aux progrès de la médecine, à la spécialisation croissante des médecins et à la formation appropriée des accoucheuses,


E. faisant toutefois part des vives inquiétudes que lui cause la mortalité élevée - qui, dans certains Etats membres, est encore en hausse - due au syndrome de mort subite des nourrissons, les bébés de 2 à 6 mois sur tout ce pour ces raisons essentielles que, d'une part, le corps médical sait, aujourd'hui encore, peu de chose au sujet des causes de cette affection et que, d'autre part, la plupart des parents en ignorent tout, quand bien même il s'agit en l'espèce de la cause principale de la mortalité post- natale,


F. estimant que les facteurs psychologiques jouent un rôle important lors de l'accouchement, dans la mesure où ils créent un climat de tension particulière selon le pays et selon la situation professionnelle, sociale et économique de la femme et de sa famille,


G. considérant que les facteurs culturels jouent un rôle important lors de l'accouchement et sont le reflet de la manière dont la société accueille le nouveau-né comme l'un de ses nouveaux membres,


H. exigeant que soit dispensé le traitement approprié à la femme pendant sa grossesse et lors de son accouchement en fonction de ses besoins et de ses caractéristiques personnelles,


I. considérant que, même si la société a déployé des efforts considérables pour démystifier l'inquiétude au moment de l'accouchement, il semble persister un certain état psychologique de crainte ancestrale, qui s'explique par la persistance parallèle de risques pendant la grossesse et au moment de l'accouchement,


J. considérant en outre qu'il est dans l'intérêt, aussi bien de la femme que de la société en général, de résoudre les problèmes relatifs à la grossesse et à l'accouchement et de fournir à la femme une information complète et appropriée, qui lui permette de prendre ses propres décisions dans toutes les situations auxquelles elle est confrontée,


K. considérant qu'aucune intervention chirurgicale (césarienne) ne doit être pratiquée lors des accouchements en milieu hospitalier, sauf en cas d'absolue nécessité,

 

Le parlement européen :


1. estime que l'accouchement ne peut se dérouler dans un climat de sérénité que lorsque la femme bénéficie d'une assistance appropriée de la part d'un personnel spécialisé, qu'elle choisisse d'accoucher en milieu hospitalier ou à domicile et lorsque les futurs pères et mères disposent d'une information appropriée et que chacun peut accéder gratuitement à une assistance prénatale, sur les plans préventif, médical, psychologique et social;


2. souhaite qu’une information appropriée et complète soit largement diffusée dans les centres de consultation médicale et centres hospitaliers sur l’assistance sociale dont peuvent bénéficier les futures mères en détresse.


3. demande à la Commission de prendre de nouvelles initiatives en vue d'arrêter une directive qui alignerait, autant que faire se peut, les dispositions législatives nationales relatives aux facilités prévues pendant la grossesse, au moment de l'accouchement et pour les parents sur les réglementations et les dispositions de l'Etat membre le plus avancé en la matière;


4. estime indispensable que les Etats membres procèdent en outre à une profonde révision et à un aménage- ment de l'ensemble de la législation relative à la femme pendant sa grossesse et lors de son accouchement, aussi bien en ce qui concerne les services sociaux que l'équipe- ment des centres médicaux et les soins dispensés aux nouveau-nés ;


5. estime insuffisante l'initiative de la Commission d'élaborer un code de conduite en matière de protection sociale de la maternité et demande qu'une directive soit consacrée à ce sujet;


6. déplore le nombre sans cesse croissant de césariennes pratiquées dans la Communauté;


7. déplore que le taux d'allaitement au sein soit si peu élevé dans certains Etats membres de la Communauté;


8. souligne la nécessité de mettre en place des centres de santé pour les femmes (sur le modèle des 'Well Women Centres " p.e.) afin que ces dernières puissent avoir accès aux consultations et à une bonne médecine préventive.


9. demande en outre, à la Commission d'élaborer une proposition relative à une charte des droits de la parturiente, applicable dans tous les pays de la CEE, qui permette à toute femme enceinte d'obtenir une fiche médicale et de pouvoir ainsi choisir le pays, le lieu géographique et le centre où elle veut être traitée. Cette fiche, reprenant les droits de la parturiente, devra en outre assurer à la femme les prestations, services et droits suivants:

- une fiche obstétricale reprenant les données relatives à la grossesse et mise à la disposition de la femme et des personnes qui l'assisteront pendant et après la grossesse,
- un diagnostic prénatal comprenant un test de floculation, une échographie et une amniocentèse gratuite et pratiquée sur une base volontaire, en accord avec la femme et conformément aux conseils du médecin,
- la participation, avec le partenaire, à des cours de préparation à l'accouchement, afin de connaître le déroule- ment de la grossesse et de l'accouchement sur le plan physique, ainsi que les techniques et les méthodes en usage,
- l'information, avant l'accouchement, au sujet des risques et des symptômes existants ainsi que des précautions et des médicaments à prendre - notamment ceux auxquels les services de santé assurent la gratuité -, ce en ce qui concerne les causes les plus importantes de mortalité postnatale, en général, et la mortalité due au syndrome de mort subite des nourrissons, en particulier,
- le libre choix de l'hôpital et des modalités (position) de l'accouchement et de la façon d'allaiter et d'élever l'enfant,
- l'assistance appropriée lorsque la femme opte pour l'accouchement à domicile en tenant compte de l'état psychique et physique de la parturiente et de l'enfant à naître ainsi que de l'environnement,
- l'accouchement naturel, sans que l'accouchement soit accéléré ou retardé, si ce n'est pour des raisons absolument impérieuses et justifiées par l'état de la parturiente et de l'enfant à naître, le recours à la césarienne en cas d'absolue nécessité, la présence, si la parturiente le souhaite, d'une personne choisie parmi le couple, les parents ou les amis, avant, pendant et après l'accouchement, le droit pour la parturiente de décider conjointement avec le médecin, après avoir reçu une information détaillée à ce sujet, des thérapies et des traitements,
- la possibilité pour la mère d’avoir son enfant à ses côtés pendant la période d’allaitement et de le nourrir selon ses propres exigences, plutôt qu’en fonction des horaires des hôpitaux,
- le libre choix pour la parturiente de permettre d'utiliser son lait maternel pour d'autres nouveau-nés,
- la possibilité pour les membres de la famille de rendre visite à la mère et au nouveau-né, sans compromettre pour autant les soins à dispenser au nouveau-né,
- le droit à une période de congé suffisante pendant l'allaitement pour la femme qui travaille et la mise en place généralisée d'un horaire flexible,
- l'installation de salles de pédiatrie dûment équipées et disposant d'un personnel compétent pour les prématurés, dans les maternités elles-mêmes,
- un livret médical qui permette à la femme enceinte de bénéficier de soins dans tous pays de la Communauté,
- certaines facilités, comme des interprètes pour les femmes enceintes allochtones, afin que ces dernières puissent bénéficier également des dispositions prévues ci-dessus.

 

10. demande aux Etats membres de laisser aux parturientes la faculté d'accoucher anonymement et, si nécessaire, d'inscrire les nouveau-nés à l'état civil sans qu'il soit fait mention des ascendants ou en tenant leur identité secrète;


11. invite les Etats membres à protéger la parturiente en déclarant irrecevables toute demande de saisie de l'habitation, des meubles et des biens personnels ou toutes autres mesures exécutoires y afférentes, dans un délai de huit,


12. demande en outre aux Etats membres d'adopter les mesures appropriées en vue de favoriser la nomination de femmes médecins et la formation d'accoucheuses en mesure de s'occuper des femmes pendant la grossesse lors de l'accouchement et dans la période qui suit,
b) de favoriser et de financer les recherches sur les causes de la stérilité chez la femme et chez l'homme, y compris les causes liées à l'environnement et à l'activité industrielle,
c) d'organiser des campagnes d'information pour attirer l'attention du public sur le danger de l'utilisation de médicaments pendant la grossesse,
d) de mettre en œuvre le programme AIM (informatique médicale avancée en Europe) en vertu duquel il convient de consulter les organisations de médecins et de patients en tant qu'utilisateurs et consommateurs,
e) de diffuser toute la réglementation existant au niveau communautaire, ainsi que toute proposition émanant des institutions de la Communauté, et plus particulièrement les résolutions adoptées par le Parlement européen sur l'harmonisation des législations des Etats membres relatives aux préparations pour les nouveau-nés et aux laits de substitution,
f) de représenter aux partenaires sociaux qu'ils sont tenus de respecter strictement la convention 103 de l'OIT sur la protection de la maternité dans le milieu professionnel, en général, et en ce qui concerne l'interdiction de licenciement et l'affectation des travailleuses enceintes ou allaitantes à des tâches appropriées à leur état, en particulier.

 

13. demande à la Commission de mener une étude approfondie sur les causes de la mortalité infantile et maternelle dans la Communauté, notamment sur la pauvre- té, la mauvaise santé et l'état des logements, d'accorder, à cet égard, une attention particulière à la mortalité due au syndrome de mort subite des nourrissons ainsi qu'à l'état actuel de l'étiologie de cette affection de lui faire rapport sur ses conclusions en précisant ce qu'elle propose quant aux moyens de soutenir au mieux les recherches dans ce domaine ;


14. charge son président de transmettre la présente résolution à la commission et au Conseil, à l’OMS, au Conseil de l’Europe et aux gouvernements des Etats membres
Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 16:58
Une nouvelle maman de ma connaissance se promène avec un landeau... à l'intérieur un nouveau-né dort. On discute, je demande quand est arrivée la merveille... le jour de l'anniversaire de mon fils ! Mais je ne comprends pas, elle était prévue pour quinze jours plus tard... elle a de l'avance ! Ah oui, il y a eu un déclenchement... pour cause de diabète, et prévision d'un gros bébé... oui la grande soeur faisait 4,2 kg à la naissance, et elle était estimée à 4 kg, soit 4,5 kg à la date prévue d'accouchement... Et ils ont commencé le déclenchement 6 jours avant la naissance ! Oh là là, un accouchement de 6 jours, ça n'a pas dû être drôle... et finalement ? 3,5kg...

Triste histoire... si banale malheureusement...
Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /Déc /2007 10:36
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/obs/p2233/articles/a352684-.html

Naissance d'une profession
Tu enfanteras avec la doula
Les femmes enceintes ne sont plus seules. Des accompagnatrices leur prodiguent soutien et conseils tout au long de leur grossesse


Mélanie se souvient de tout. De la journée de soleil et de vent frais rythmée depuis l'aube par ses contractions. De la belle lumière du soir, lors de la perte des eaux. Ce samedi 5 mai est à jamais imprimé dans sa tête et dans son corps. Arrivée à la maternité de Vitré vers 20h45, elle s'accroupit. C'est ainsi qu'elle se sent le mieux. De fortes poussées s'enchaînent. Et tout à coup sort une tête. A 21h13 elle met au monde sa seconde fille, Gabrielle, avec l'aide de trois personnes. Trois bonnes fées : son mari, une sage-femme et Gaëlle. Cette dernière n'est ni médecin, ni infirmière, ni parente ou amie. Gaëlle Buteau est doula.
Une doula, c'est un peu la mère des futures mères; le recul en plus, le jugement moral en moins. Gaëlle Buteau, 29 ans, a suivi Mélanie tout au long de sa grossesse, recueillant chacune de ses émotions, préparant son accouchement. Elle a continué de l'accompagner pendant deux mois encore après la naissance de l'enfant. «Esclave» ou «ser vante» dans l'Antiquité grecque, la doula est la toute dernière mode venue des Etats- Unis. Né à la fin des années 1970, le mouvement y est devenu très populaire depuis dix ans. Au Royaume-Uni, on compte déjà 400 doulas. En France, elles ne sont encore qu'une quarantaine à exercer. Une centaine d'entre elles sont apprenties.
«Elles apportent ce que les soignants, y compris les sages-femmes, ne font plus depuis longtemps : un accompagnement par la même personne d'une femme jusqu'à la naissance de son bébé. Elles offrent un peu d'humanité dans un trop-plein de techniques, constate avec bonheur le Dr Bernard Maria, gynécologue-obstétricien à l'hôpital de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne. En fait, elles remplacent les umamas« de l'ancien temps, les cousines ou les tantes expérimentées qui, lors des accouchements à domicile, aidaient la parturiente. Elles comblent l'isolement occidental des femmes enceintes.» Ce bénéfice indéniable pour la mère se révèle de plus très efficace médicalement, note Bernard Maria : «Plusieurs études ont démontré qu'un accompagnement permanent permet d'éviter un travail difficile, diminue le nombre d'épisiotomies, de délivrances avec forceps et réduit de moitié le nombre de césariennes.»OAS_AD('Middle1');
Mais tout le monde ne voit pas cette nouvelle activité du même oeil. Chantai Birman, cofondatrice de la Coordination nationale des Sages-Femmes, qui exerce à la Maternité des Lilas en Seine-Saint-Denis, laisse éclater sa colère : «Les doulas sont nées de notre surcharge de travail. Avec le même nombre de personnel, nous pratiquons de plus en plus d'accouchements sur de gros plateaux techniques et effectuons de plus en plus de péridurales pour réduire notre travail d'accompagnement. Du coup, les femmes qui ne veulent pas vivre un de ces accouchements à la chaîne et qui savent qu'elles ne pourront pas être suivies par une même sage- femme font appel à des doulas. C'est injuste. Et c'est dangereux, les doulas ne peuvent pas voir les problèmes médicaux. Elles sont une mauvaise réponse à un vrai problème de santé publique.»
Les doulas en sont conscientes et le répètent : elles n'ont aucune compétence médicale (elles viennent de tout milieu professionnel) et ne veulent pas devenir des bouche-trous par rapport au manque de sages-femmes. Toutes réclament d'ailleurs «une sage-femme par femme»(aujourd'hui une sage-femme peut suivre en même temps quatre ou cinq femmes en travail). Pascale Gendreau, doula à Bordeaux, estime même que «le besoin de doula traduit plutôt le manque de transmission de femme à femme que le manque de sages-femmes». Y compris dans la période postnatale : pour cette brune aux yeux verts, un bébé qui naît, c'est trois ou quatre coups de fil, mails ou SMS par jour.OAS_AD('Middle3');
Egalement connectée en permanence, Gaëlle Buteau, la doula de Mélanie, n'est pas non plus avare de son temps. Elle accompagne cinq à sept femmes par an. Pas davantage. A raison de 500 euros maximum pour l'ensemble d'un suivi, le salaire est maigrichon. Mais elle peut ainsi consacrer toutes ses soirées sur une semaine à une femme angoissée. Car, pour elle, la mission est de taille : il en va de la qualité du lien parent-enfant. Du temps où elle travaillait à l'Aide sociale à l'Enfance, cette ex-éducatrice spécialisée à la gaieté contagieuse s'était souvent demandé ce qui pourrait être fait en amont pour qu'une mère ne maltraite pas sa progéniture. «Je pense que si l'on ne ressent rien pendant sa grossesse, si l'on ne vit pas pleinement son accouchement, on peut brutaliser son enfant.» Et puis à 22 ans, la voici enceinte,«très heureuse de l'être».
Pourtant, lors de la naissance, elle se sent dépossédée par un accouchement déclenché («fallait en profiter, aucune autre femme n'était en travail !») et trop médicalisé. «Juste avant la poussée, je leur ai dit que j'avais très peur, que ma mère était décédée lors d'un accouchement,raconte-t-elle. Ils m'ont répondu que c'était il y a vingt ans, que la médecine avait réalisé des progrès depuis. Ils n'ont pas su entendre mes peurs.» Après la naissance d'Arthur, Gaëlle a fait une dépression d'un an. Pour son second accouchement en 2004, elle a donc fait appel à une doula dont elle avait découvert l'existence sur internet. Sa fille Lilwen naît à la maison : «Une expérience magnifique.» C'est l'année où sa vie professionnelle bascule : «Je ne pouvais pas ne pas donner ce que je venais de recevoir.»Gaëlle décide de se former pour devenir doula à son tour afin de«rendre les parents responsables de leur accouchement».
Entre ceux qui dénoncent l'émergence d'un système à deux vitesses d'accompagnement à l'accouchement et les sages- femmes qui y voient une forme de concurrence déloyale, l'arrivée de cette nouvelle façon d'envisager la grossesse ne se fait pas sans douleur. Mais les doulas sont vigilantes : elles respectent une charte stricte et cherchent à faire reconnaître leur profession par l'Etat. Coprésidente de Doulas de France (1), Charlotte Marchandise Fajardo prévient : «Il existe des formations qui surfent sur la vague et en profitent pour faire de l'argent.» Du coup l'association met en place, à partir de janvier, une formation de base sur deux ans. Un label déclarera «doulas certifiées» toute personne ayant suivi ce cursus et ayant été «marrainée» six mois par une doula expérimentée. Les candidates ne sont pas motivées par l'argent. Leur métier leur rapportera moins d'un smic. «Comme on le sait, sourit l'une d'elles, c'est rare que les passions paient.»

(1)www.doulas.info

 

Dominique Perrin
Le Nouvel Observateur


Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 17:45

www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2007/11/19/002-sante-postnatale-gain-poids.shtmlAugmenter leur temps de sommeil pourrait aider les mères à perdre le poids qu'elles ont pris pendant leur grossesse. C'est du moins ce qui ressort d'une nouvelle étude de la Kaiser Permanente et de la faculté de médecine de Harvard.

Les mères qui ont eu cinq heures ou moins de sommeil par jour pendant les six mois qui ont suivi la naissance de leurs bébés ont un risque trois fois plus élevé de conserver un gain de poids substantiel (5,4 kg ou plus) au premier anniversaire de leur enfant. Ce risque est comparé à celui des mamans qui ont dormi sept heures quotidiennement.

L'étude, publiée dans l'édition de novembre de l'American Journal of Epidemiology, est la première à s'intéresser à la relation entre la privation de sommeil et le poids postnatal. Des études précédentes ont porté sur l'effet de la première privation de sommeil sur la santé cognitive et émotionnelle des mères, mais n'ont jamais fait de lien avec le gain de poids.

« Nous savons depuis quelque temps que le manque de sommeil est associé au gain de poids et à l'obésité dans la population générale, mais cette étude montre que le fait de dormir assez - même juste pendant deux heures - peut être aussi important qu'une saine alimentation ou un exercice pour les nouvelles mères qui espèrent retrouver leur poids d'avant la grossesse », a expliqué Erica P. Gunderson, chercheuse à la Kaiser Permanente et principale auteure de l'étude.

D'autres études ont montré que la privation persistante de sommeil cause les changements hormonaux, qui peuvent stimuler l'appétit. Le manque de sommeil est non seulement lié à l'obésité chez les femmes, mais aussi à une maladie de l'artère coronaire et au diabète.

Les auteurs de cette étude veulent maintenant tenter de répondre aux questions des mères qui cherchent à avoir plus de temps de sommeil pour elles et leurs bébés.

Les auteurs de l'étude ont observé 940 femmes dont la moyenne d'âge est de 33 ans. Parmi elles, 47 % étaient mères pour la première fois, 37 % avaient deux enfants et 16 % avaient trois enfants ou plus.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2007/11/19/002-sante-postnatale-gain-poids.shtml?ref=rss

Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /Nov /2007 12:06

Recourir à l’acupuncture avant et durant une intervention chirurgicale réduit nettement la douleur et les doses d’analgésiques nécessaires après l’opération, selon une recherche publiée aux Etats-Unis. Ces travaux résultent de données provenant de quinze petits essais cliniques d’acupuncture conduits sur des sujets pris au hasard.

"Le dosage des opioïdes nécessaire pour contrôler la douleur était nettement plus faible chez les patients opérés traités avec de l’acupuncture comparativement à ceux n’ayant pas bénéficié de ce traitement", explique le Dr Tong Joo Gan, un anesthésiologiste de l’université Duke. Mais "l’avantage le plus important a été la forte diminution des effets secondaires liés aux opioïdes", dit-il, dans un communiqué.

Les opioïdes sont similaires à l’opium et ont des propriétés et des effets physiologiques semblables à ceux de la morphine. Les effets secondaires de ces analgésiques affectent négativement la récupération de l’opéré et prolongent la durée de son séjour à l’hôpital, ajoute le Dr Gan. Ce dernier a présenté les résultats de ces travaux à la conférence annuelle de l’American Society for Anesthesiology à San Francisco (Californie, ouest).

Les patients traités avec de l’acupuncture ont ainsi eu 1,5 fois moins de nausées que les autres, 1,3 fois moins de très fortes démangeaisons, 1,6 fois moins d’étourdissements et 3,5 fois moins de cas de rétention d’urine. Ce médecin recommande que l’acupuncture soit considérée comme une option pour contrôler la douleur en cas d’intervention chirurgicale. Bien que la médecine ne comprenne pas encore pourquoi et comment agit l’acupuncture, de récentes recherches semblent indiquer que cette technique, utilisée en Chine depuis plus de 5.000 ans, stimule la libération d’hormones ou des antidouleurs naturels du corps, appelés endorphines, relève le Dr Gan.

Source : http://www.tregouet.org/article.php3?id_article=507#sommaire_14

Par Orianne CUSATAU D'ESAL - Publié dans : Naissance
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